L’approche assurance au gouvernement et la prévention

Un modèle responsable d’assurance, la CSST

Il y a une approche que je trouve intéressante, déjà utilisée et qu’il faudrait chercher à exploiter davantage. C’est l’approche de l’assurance, comme dans le domaine de la santé-sécurité du travail.
La Commission de santé-sécurité au travail, la CSST, fonctionne comme une assurance à laquelle contribuent les employés et les employeurs. Il s’y fait de la prévention, de l’éducation, de la responsabilisation. La cotisation de l’employeur est proportionnelle au nombre d’accidents dans son milieu de travail, d’où son intérêt à la prévention par des procédures de travail plus sécuritaires.
L’employeur doit élaborer un programme de prévention et l’appliquer. Des inspecteurs voient au respect de ces programmes et peuvent ordonner des corrections. Si ce n’est pas sécuritaire, un employé peut faire une plainte et si c’est dangereux pour lui, il peut même refuser d’accomplir le travail. Pour voir au bon fonctionnement aussi, il y a toute une pyramide d’intervenants pour aider, des représentants à la prévention dans chaque entreprise auxquels peut se plaindre le travailleur, des comités de santé-sécurité, des comités sectoriels, une structure d’arbitrage, un tribunal.
Le travailleur a aussi droit à un service de réadaptation lors de son retour au travail.

La santé-sécurité est donc prise en charge sous tous ses aspects, tout particulièrement celui de la prévention, où tous les intervenants sont appelés à l’appliquer. Ce système inspire donc à tous des comportements responsables.

À retenir ici que des gens impliqués dans un domaine donné se prennent en main pour apporter une solution globale, parce que l’argent est là, déjà mis de côté, en mode préventif et responsable.

Les entités autonomes et profitables

La C.S.S.T. est autonome dans son fonctionnement et dans son financement qui dépend des cotisations des employeurs et des travailleurs. Ses employés ne sont pas des fonctionnaires comme tels, même s’il est facile de passer d’un ministère à la C.S.S.T. et vice-versa.
Il en est ainsi de ces sociétés d’état et organismes principaux. Ces entités paient à même leurs profits leurs fonctionnaires, je crois. Il devrait en être ainsi, si ce n’est pas le cas.

Le gouvernement du Québec gère déjà un certain nombre d’assurances, telles que:

  • l’assurance automobile
  • l’assurance-maladie
  • l’assurance parentale contre la perte de revenus
  • l’indemnisation des victimes d’actes criminels
  • l’indemnisation des voyageurs

Dans ces autres assurances, gérées par le gouvernement, l’approche de la CSST, n’est peut-être pas facilement importable ni même souhaitable. Toujours est-il que les ministères qui administrent ces assurances sont aussi responsables de normaliser les intervenants impliqués dans les prestations de service couverts par ces assurances et on peut présumer que la possibilité d’indemnisation fait pression sur ces ministères en faveur de la prévention.

Serait-il possible d’utiliser cette approche ailleurs, comme dans l’environnement et les mines, où j n’ai rien trouvé de semblable?

Et dans la société?

De leur côté, les ordres professionnels et certaines associations cotisent leurs membres pour garantir des fonds d’indemnisations des victimes, couvrant entre autres : l’immobilier, les transactions notariales, des services financiers, les actes médicaux, etc.
Les fonds d’indemnisation justifient en soi les ordres professionnels et on peut présumer ici aussi que ça les incite à protéger le public de comportements moins professionnels qui pourraient donner lieu à des indemnisations.

La responsabilisation

Je crois donc que la présence d’un régime d’assurance où le citoyen peut réclamer et espérer recevoir une indemnisation à partir d’un fond déjà accumulé et dédié inspire la confiance et pousse les intervenants vers la prévention. Pour que les gens y croyent, il faut aussi un tribunal dédié au domaine, efficace, accessible par sa rapidité à entendre une cause, à rendre un jugement, et ce dans des coûts acceptables pour le citoyen.

Un gouvernement sans fonctionnaires ou si peu

Aux États-Unis, les républicains et les nouveaux représentants fraichement élus du Tea Party rêvent d’un gouvernement plus léger. Pour y parvenir, ils ont bloqué le rehaussement de la limite de crédit du gouvernement tant et aussi longtemps que le congrès, soit la chambre des représentants, le sénat et le président des États-Unis n’ont pas accepté de procéder à une réduction drastique des dépenses de l’État.
Il faut vivre selon ses moyens, disent-ils. Ce fut une difficile négociation, sous la pression d’une échéance, le pays risquait de tomber en défaut de paiement, si le gouvernement n’obtenait pas l’autorisation d’emprunter à nouveau.

Tous s’entendent sur la nécessité d’un budget équilibré. C’est sur les moyens d’obtenir cet équilibre qu’il y a mésentente.

Pour les démocrates, ça passe par une certaine réduction des dépenses sans trop toucher aux mesures sociales. Pour le président, ça passe aussi par une augmentation des revenus via une plus grande taxation des plus riches.

Pour les républicains, ça passe par la réduction des dépenses seulement, sans trop toucher aux mesures qui encouragent les entreprises à créer de l’emploi, sans augmentation de taxe sur la consommation des riches, avec une réduction de l’appareil de l’état, avec moins de lois et règlements et moins de fonctionnaires pour les appliquer.

Pour les républicains et les gens de droite, l’État, ses lois et les fonctionnaires pour les faire respecter, c’est enfreindre la liberté d’entreprise, sauf pour faire respecter la propriété intellectuelle, les droits d’auteur et les brevets d’invention.

Et c’est un peu ça que pensent aussi certains citoyens. Pour eux, un fonctionnaire qui vient chez vous à votre demande, empêcher votre voisin de vous voler, est d’une lenteur inexcusable, et celui qui vient vous empêcher de voler votre voisin, est d’un zèle inacceptable. Dans un cas comme dans l’autre, ce fonctionnaire comprend tout de travers, jusqu’à ce qu’il finisse enfin par appliquer les lois à votre avantage.

Le fonctionnaire, lui, vous dira qu’il ne fait que son travail, en toute justice et que ça prend le temps qu’il faut pour le faire correctement.

Le respect des lois

Moi, je suis bien d’accord avec la nécessité de réduire les dépenses, mais sans réduire la capacité de l’état à faire respecter ses lois. Cette problématique est d’actualité dans tous les pays d’occident, dans les pays d’Europe et aussi au Canada. Il y a un vent de droite qui souffle.

Dans les dépenses, outre la sécurité, la justice et les subventions pour encourager l’économie et la culture,  il y a aussi la masse salariale de ses fonctionnaires, justement le genre de dépenses dont la droite aimerait bien se passer, autant que possible, la diminuer à tout le moins.

Ces fonctionnaires qui relèvent des électeurs

Il faut être vigilant à cet égard. En tant qu’ancien fonctionnaire, je crois à l’utilité des fonctionnaires.  Je crois aussi à celle des entrepreneurs, avec cependant un minimum de surveillance, plus que moins, en fait. Cette surveillance nécessite donc un minimum de fonctionnaires pour appliquer les lois et règlements, sous la responsabilité de politiciens que nous élisons.

La machine

Quelle saga captivante!, mieux qu’une télé-réalité, quant qu’à moi.

L’empire “News corporation”, c’est une machine de 53,000 employés, 200 journaux, postes de télévision et services de nouvelles internet, à ce que nous dit M. Rupert Murdock, père.
Donc, les Murdoch, père et fils, comparaissaient devant une commission parlementaire. Ils sont venus répondre aux questions de ceux-ci et ils nous ont servi un cours d’initiation 101 sur la gestion d’un empire.
Chaque compagnie de la corporation a son autonomie et la direction ainsi que son conseil d’administration gère les affaires courantes localement. Ils ont leur propre comité d’éthique, leur propre contentieux, bref, tout pour être autonome et pour pouvoir gérer localement ce qui doit rester local, sinon ça serait la pagaille dans l’empire.
Ne remonterait au niveau supérieur que l’information nécessaire pour régler un problème exigeant une intervention majeure: obtenir du financement, faire une offre hostile pour acheter un concurrent, placer un haut-cadre ailleurs dans l’empire.
Selon ce que veulent nous faire croire les Murdoch, à ce niveau-là, on discuterait plutôt finances, concurrence et expansion, je suppose. Car, ils ne sont pas allés dans le détail.

Mais une chose de clair, le local reste local.

M. Rupert Murdoch, 80 ans, n’aurait donc ni le temps, ni l’intérêt pour suivre en détail des compagnies autonomes de l’empire, sauf s’il est convoqué par une commission parlementaire. Alors, il s’est rendu, a témoigné et a servi au monde cette leçon unique que peu de gens au monde peuvent professer. Ça semble plausible. Mais va-t-on le croire?

Pour ce qui est du fils, James, il n’est pas sorti de l’auberge. Déjà, deux anciens directeurs le contredisent et affirment qu’il a été dûment averti de ces pratiques, ce qui en ferait un complice responsable.

À suivre, en parallèle avec toutes les autres crises, celle de l’Europe, celle des États-Unis, celle de la famine en Afrique et celle d’un acte terroriste dans un pays où il ne devrait pas y en avoir.

Faire naître un entrepreneur

Avoir la ténacité et l’assurance voulue pour finir par fonder une entreprise, j’ai dit précédemment que ça ne s’apprenait pas nécessairement à l’école. Eh bien, il semble que beaucoup est fait justement pour donner le goût aux étudiants de l’entrepreneuriat.

Après avoir écrit le dernier billet sur l’idée, j’ai un peu fouillé sur ce qui se faisait pour inciter les jeunes à devenir des entrepreneurs et j’ai été surpris de tous les efforts en ce sens.

D’abord, il y a le gouvernement qui fait son effort, et ce depuis longtemps.
Commençons par “La mesure de sensibilisation à l’entrepreneuriat” accessible sur le site de l’inforoute gouvernementale, dans le cadre du secteur de la formation professionnelle et technique et de la formation continue (FPTFC) en matière d’entrepreneuriat qui relève du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Tout est là, car il y a aussi une page de liens utiles: http://www.inforoutefpt.org/mse/default.htm.

Le défit de l’entrepreneuriat jeunesse, un plan d’action triennal datant déjà de 2004, qui relève du Secrétariat à la jeunesse: http://www.defi.gouv.qc.ca/defi/index.htm. Ce site décrit bien les enjeux et l’importance de s’assurer d’une création d’entreprise et d’avoir une relève à nos entreprises et de leurs fondateurs qui approchent de la retraite rapidement. Cette année, avait lieu le 13e Gala national du concours québécois en entrepreneuriat, maintenant pris en charge par le secrétariat à la jeunesse, à ce que je peux en comprendre:  http://www.defi.gouv.qc.ca/

Les chambres de commerce et toute une panoplie d’organismes s’affairent aussi à cultiver ce goût pour l’entrepreneuriat chez les jeunes. Je vous invite donc si le sujet vous intéresse à la page suivante pour continuer votre exploration: http://www.defi.gouv.qc.ca/liens/index.htm. D’ailleurs, tout le site est d’intérêt.

Par ailleurs, en dépit de tous les efforts que le gouvernement y consacre, les résultats seraient moins bons au Québec que dans le reste du Canada. Nous partirions de plus loin, semble-t-il; lisez cette critique-ci:
http://carriere.jobboom.com/marche-travail/dossiers-chauds/2011/05/19/pf-18167491.html

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L’idée

Justement, hier, j’ai eu une idée, celle d’écrire sur l’idée.
Bon, initialement je voulais écrire sur l’économie, encore ce sujet. Comment créer de l’emploi, comment un gouvernement s’y prend-il pour le créer, pour favoriser la création d’entreprise, comment aider celles qui commencent à grandir, à continuer dans cette voie et enfin créer de l’emploi, sans mourir entre temps, je parle ici de la vie de l’entreprise, du projet, et initialement de l’idée. Ça commencerait donc là, avant même de devenir un rêve pour évoluer vers le projet, loin loin avant d’en arriver à l’entreprise.

Bon, des idées, tout le monde en a, tout le temps, à propos de tout et de rien. Il y a bien celles, pour améliorer notre sort du moment, pour régler un problème immédiat ou se faire plaisir en organisant une fête, une sortie, un voyage ou tout simplement la fin de semaine qui vient, celles qui aboutissent dans un projet à court ou moyen terme, comme les projets de voyage ou de rénovation. Il y a aussi les projets de vie, compléter ses études, fonder une famille. Mais ça c’est autre chose.

Il y a les idées lointaines, celles classée dans le rêve, ces idées farfelues, excentriques, non raisonnables, jugées irréalisables, hors de notre portée et qu’on laisse là pour mieux y rêver, mais sans prendre action pour autant.

Il y a enfin cette idée, celle que certains n’oublieront pas, qui prend racine, qui devient projet et qu’on finit par subdiviser en étapes réalisables et qu’on réalise. Ça devient alors sérieux et ça grandit au fur et mesure en temps et efforts investis. Pour les persévérants et ceux qui continuent à croire à leur idée de départ et éventuellement dans le projet, ça peut même mener à la création d’une entreprise.

Je dis bien LE projet, même s’il doit nécessairement cohabiter avec tous les petits projets de la vie courante et même les projets de vie car ceux là ne cèdent pas leur place pour autant. Bien souvent, toute cette aventure dépend aussi du support de la famille, des amis et du conjoint, ce qui permet éventuellement à notre futur entrepreneur d’y consacrer de plus en plus de temps.

Ça commence avec une idée mais dans tout ce parcours, la personne qui entreprend, homme ou femme, devra avoir beaucoup d’autres idées, de préférence innovatrice pour vendre l’idée et le projet, convaincre et même confondre les sceptiques. Plus ils sont nombreux à être sceptiques sur les chances de réussite de votre projet, mieux c’est, je suppose.
Vaut mieux être le seul à y croire, le temps de prendre une avance insurmontable, faire affaire avec des gens qui peuvent vous aider à avancer, sans être d’éventuels concurrents qui vous volent vos idées. La capacité de bien choisir ses amis et ses partenaires, ça doit bien aussi faire partie du secret de l’entrepreneur accompli. Par contre, si dès le départ, votre idée ressemble à la ruée du Klondike, il va bien falloir au cours du parcours réussir à trouver une idée originale qui vous permettra de prendre de la distance sur les autres.

Je dis ça comme ça, mais moi, je ne suis pas un entrepreneur, j’ai bien des idées mais pas encore un projet. Et même, en écrivant sur le sujet, je n’ai pas cette motivation.

Eh voilà bien le problème. Avoir toutes les qualités nécessaires pour devenir un entrepreneur,
ça ne court pas les rues. Je ne suis même pas sûr que ça s’append à l’école, la gestion, le marketing oui, mais la capacité de convaincre, la persévérance, l’audace et la motivation générée par cette capacité de croire à son idée, sans se décourager.

Les gouvernements font beaucoup pour encourager la création d’entreprises et d’emploi. Mais ça prend au départ, des entrepreneurs d’ici ou d’ailleurs et ça commence par une idée que notre entrepreneur prendra soin de faire grandir, une idée à laquelle il croit, suffisamment pour se rendre jusqu’au bout.

Pour comprendre la droite

L’économie et encore l’économie

Le sujet des politiciens par les temps qui courent, porte souvent sur l’économie qui progresse, mais sans créer d’emploi. Dans un tel contexte, on entend parler autant comme autant de la droite américaine, des conservateurs du Canada, maintenant majoritaires , des entrepreneurs, des chambres de commerce, des banques, des économistes et de tous ceux qui veulent que les Québécois se réveillent sur une étincelle de lucidité. Il faut se faire à l’idée, on n’a pas fini d’entendre parler de la droite et de leurs solutions pour remettre l’économie en marche.

De par nature, je suis démocrate. Il me faut donc faire des efforts pour comprendre la droite, ça ne me vient pas tout seul et pour ce qui est de penser comme eux, même avec un effort, je ne garantis rien, ce qui ne m’empêche pas d’avoir des préjugés. Au contraire, ça aide, comme vous pourrez le constater.

Ce qui suit est ma perception des gens de droite, sans qu’ils aient l’exclusivité des qualités et défauts que je leur trouve et qu’ils doivent souvent partager avec les personnes de gauche et les autres du centre.

L’homme de droite

Un homme de droite, ou une femme, compte d’abord sur lui-même, est fier de son apport à la société, de ses succès. C’est un homme d’équipe et d’action. Il se sent responsable et veut qu’on le considère comme tel. Il veut donc être libre d’agir, d’entreprendre et de réaliser sans trop de contraintes, de règlements et de gouvernement. Il veut qu’on lui fasse confiance.

Il veut bien accepter de l’aide de ses coéquipiers, de ses confrères, de ses semblables, de ceux qui avancent par en avant, dans la même direction, la bonne, la sienne. Il accepte la compétition, la recherche même et en est stimulé.

Mais il ne doute pas, il sait toujours reconnaître le bien, le mal et le sens pour agir dans sa bonne direction. Le doute et l’hésitation sont ses pires ennemis et sa rapidité de réaction son principal atout. Il a aussi le courage de prendre les décisions qui s’imposent, surtout quand vient le temps d’optimiser les processus.

Il peut réfléchir à la stratégie, chercher des solutions et vouloir innover. Il accepte de se tromper, mais sans se décourager, il peut même faire faillite et s’attendre à ce qu’on lui accorde une nouvelle chance, mais toujours pour réussir de lui-même. Même en équipe, il voudra être le joueur qui fait la différence.

L’homme de droite et les autres

Vous connaissez le dicton “aide-toi toi-même et le ciel t’aidera”. Cependant, pour la personne de droite, il n’est pas question d’aider l’autre avant d’avoir la preuve que celui-ci s’est aidé lui-même d’abord. L’homme de droite veut bien l’aider, mais indirectement de préférence, par une motivation passive. Il faut se prémunir contre l’arnaque et les “bougon” de ce monde.
Dans cette approche, l’autre fait tout le travail lui-même, et cela, en mijotant dans sa petite misère, dans son envie du succès, du bien-être et du confort que l’homme de droite a obtenus et mérités entièrement de lui-même. L’idée est, qu’une fois tanné de mijoter dans les bas fonds, celui-ci trouve enfin la motivation de s’en sortir, vous l’aurez deviné, de lui-même. Bon, il ne faut pas se méprendre sur une certaine aide que notre homme de droite verrait comme un investissement, une bonne affaire à ne pas rater.

Toute une compassion

Une telle compassion pour l’autre, n’impressionne pas l’homme de gauche, ni même celui du centre. Pour en arriver là, l’homme de droite aura, contrairement à l’homme de gauche, soit oublié ses origines modestes ou ne plus vouloir s’en souvenir, soit qu’il soit né dans une famille de droite, fière de leurs valeurs, que notre homme aura complètement intégrées dès l’adolescence, soit qu’il travaille à sa réussite depuis si longtemps et avec un tel effort, qu’il ne lui semble que justice que les autres doivent en faire autant que lui, pour le rattraper. Si ce rattrapage prend un certain temps, c’est bien aussi, car notre homme de droite doit bien pouvoir jouir pendant ce temps-là des bons choix qu’il aura su prendre à temps dès le début.

Un portrait si positif

J’ai essayé de tracer un portrait positif, si bien que ça m’a presque donné le goût d’en faire partie. Mais j’aime autant me garder une petite réserve, car j’aime bien penser que j’ai de la compassion. Bon, notre homme de droite doit bien en avoir, de temps en temps, sinon régulièrement. C’est juste que lorsque je regarde, j’ai un peu de misère à la discerner chez lui. Je remarque plus ses occasions ratées d’en avoir. Mais ça, c’est mon problème, en espérant que cette petite réflexion m’aide, moi et tous les autres qui comme moi, éprouvent quelques difficultés à comprendre cette droite.

Pour cela, il faudra beaucoup d’efforts pour comprendre cette droite et pour se convaincre de la sagesse de leurs solutions, surtout lorsqu’ils font appel à notre courage de prendre les décisions qui s’imposent, celles qui s’inscrivent dans les démarches qu’ils nous proposent, naturellement.

Les avocats

J’oscille, des fois j’aime et d’autres fois, moins.

Pour les causes criminelles, il y a eu crime, le corps policier a monté un dossier et assemblé les preuves. C’est le procureur qui décide de poursuivre ou pas, l’initiative ne relève pas du citoyen. Les procureurs ont toute mon admiration, s’il y a de quoi, il en manque. Mais en rajouter entraînerait sûrement des coûts d’achalandage accru, tant au niveau de la magistrature, tout le soutien de l’appareil judiciaire, les palais de justice et les prisons même, tout un autre sujet à explorer.
Mais ici, ce sont les causes civiles qui m’ennuient, pas toutes, certaines. Bon, pour celui qui poursuit au civil, il y a toujours injustice qui mérite compensation et le juge saura faire la part des choses.
Lorsque le puissant, les grandes corporations entre autres, utilise son argent pour poursuivre le citoyen ordinaire en prenant les meilleurs avocats, surtout quand, c’est pour faire taire les dénonciateurs d’une vérité ou d’une façon d’interpréter les faits dont plusieurs se doutent, y croient, mais difficilement vérifiable et encore moins prouvable. Il faut faire confiance au système judiciaire, me direz-vous.

Mais voilà, pourquoi ai-je l’impression que le résultat dépend du talent des avocats en cour et de votre capacité de vous payer le meilleur avocat en ville, possiblement, une mauvaise impression m’arrivant des nombreuses séries américaines à la télévision, mettant en cause des avocats qui réussissent, grâce à leur talent, soit à faire triompher la vérité ou à semer un doute raisonnable. Ça met toujours l’emphase sur l’importance de se payer un bon avocat.

Comment rendre la justice également accessible à tous?

La justice s’adapte, on a créé la cour des petites créances où il est possible d’obtenir justice sans recourir à un avocat. L’option est tellement appréciée qu’on a même étendu sa portée en augmentant le montant exigible. Aussi, pour protéger le public des tentatives d’intimidation, le Code de procédure civil a été modifié par l’assemblée nationale en 2009 en ce sens. Vous pouvez, entre autres consulter Wikipédia sur la poursuite-bâillon.

Mais ici, comment ça se passe? Il n’y a pas, ici au Québec de série dramatique télévisuelle, à ma connaissance, pour vulgariser le milieu juridique comme il y en a pour l’éducation, les urgences, la patrouille policière, et dans le passé, sur les enquêtes policières, les journaux et les relations publiques. Mais pour s’informer plus sérieusement, le Barreau diffuse sur le Canal-Savoir une émission d’une demi-heure, “Le droit de savoir”, avec le site web correspondant.

Ça serait intéressant et éducatif, un milieu qui gagnerait à mieux être apprécié, une série qu’on pourrait suivre avec passion, comme celle que j’ai écoutée via “Videotron sur demande”, la série “Dommages et intérêts” qui n’est pas diffusée en direct au Québec.

Il n’y a rien à dire sur ce sujet-là

Lorsque le sujet ne m’inspire pas, on peut dire que ça part mal. Mais après réflexion, ça commence plutôt bien.
Car c’est alors un bon sujet, celui qui pose un défi.
Il faut trouver l’angle intéressant, quoi dire, comment présenter la chose. C’est un plaisir de travailler le texte et de chercher un angle intéressant, sans savoir comment ça va aboutir. Mais ça finit, que lorsqu’on est satisfait du texte et idéalement, surpris de la conclusion. Ça finit aussi après un compromis entre le temps que ça prend et la qualité, après avoir pris la décision que c’est aujourd’hui que ça se passe, car il faut bien finir par publier.

Acheter de l’espoir pour un modeste 20$

Quelle frustration de réaliser qu’un de vos billets de vingt a disparu et que la seule explication soit qu’il est tombé par terre après avoir fouillé dans votre poche, un incident qui arrive plus souvent aux gars. Par contre, on se fait voler notre sacoche moins souvent.
Ce n’est qu’un billet de vingt, d’autant plus que j’en ai déjà trouvé un par terre récemment, je serais donc quitte ou presque. Presque, car encore, chaque fois que j’y repense, la frustration revient. Je regarde par terre aux endroits probables, en espérant le voir réapparaître. Peine perdue, le premier venu l’aura ramassé. Vous gardez l’espoir pour deux jours au plus, avant de tourner la page.
Car pour juste vingt dollars, vous ne pouvez acheter, guère plus que deux jours d’espoir, quand même.

Les naufragés des villes

Vous suivez ce documentaire diffusé à Radio-Canada? Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours récupérer les premiers épisodes sur Tou.tv , un heureux montage de témoignages d’experts sur l’itinérance, de responsables d’organismes d’entraide, d’intervenants de rues, d’anciens itinérants qui s’en sont sortis, mais aussi le suivi de deux volontaires à vivre avec juste un chèque de bien-être social, toute une aventure qu’ils vivent là.
J’aurais aimé voir un tel documentaire, longtemps avant aujourd’hui, tiens, du temps de l’émission “Les Bougons”. Sûrement qu’il y en a eu, mais c’est celui-ci qui attire mon attention.
Bon, je me doute bien que c’est difficile pour réussir à arriver, quand la somme des dépenses obligatoires et souvent incontournables dépasse le montant alloué. Enfin, l’existence de “permanents” m’a toujours amené à conclure qu’il y avait moyen de s’en sortir, pourvu que le travail au noir continue d’exister ou qu’on accepte du travail moralement discutable, tout en étant légal. Il y a aussi les emplois ne respectant pas les normes de santé-sécurité du travail ou les permis d’exercice, requérant des cartes de compétence ou des diplômes. Ils  ne vont pas nous le dire, juste comme ça. Vous vous rappelez des boubou macoutes du temps de Robert Bourassa. Donc, cette perception ne date pas d’hier.

Mais peut-on faire la preuve en sens inverse?

Le reportage ne vise probablement pas à faire le point sur les fraudeurs. Nos deux volontaires peuvent chercher à travailler pour mieux s’en tirer, mais légalement, je suppose. S’ils ne réussissent pas à se débrouiller avec un CV retravaillé pour mieux correspondre à celui d’un itinérant hors du marché du travail depuis un certain temps, voir sans expérience ou diplôme, vous pourrez alors vous poser des questions. Bien souvent , c’est d’abord leur capacité à être “allumé” qui est  évaluée et requise, mais aussi la façon de se présenter, la diction, le vocabulaire, l’apparence et  le tempérament. Se choquent-ils facilement, sont-ils frustrés en permanence?

Ils ont fait la preuve qu’ils se débrouillent en autre temps dans la vie de tous les jours, et se sont engagés à relever le défi. Nous sommes donc sûrs qu’ils veulent réussir, mais ils ne sont pas sortis du bois pour autant. Je sais, ils viennent plutôt de rentrer dans la ville.

Le suspense reste. Moi, je ne m’aventure pas à prédire la fin. Le documentaire a été tourné en été, les réalisateurs connaissaient la fin avant de le mettre en onde. Ce n’est pas une télé-réalité en direct, comme telle. La fin peut quand même nous surprendre, on sait juste qu’elle est présentable à la télévision de Radio-Canada.

Bon documentaire.

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